Aujourd’hui, nombre de personnes ne sont plus en mesure de maintenir « de manière appropriée » leur « niveau de vie antérieur » avec le revenu de leurs rentes des 1er et 2e piliers, contrairement à ce que promet la Constitution fédérale. En outre, les rentes de l’AVS sont toujours plus à la traîne des salaires et les prestations du 2e pilier sont sous pression. C’est pourquoi il faut augmenter les rentes de l’AVS de 10 %, comme le demande l’initiative populaire « AVSplus : pour une AVS forte », que l’USS et de nombreuses organisations alliées lanceront mardi.

L’AVS est la prévoyance vieillesse la plus sûr, la plus efficiente et la plus sociale de Suisse. Or, depuis des années, les idéologues du démantèlement social ne cessent de la dénigrer. Mais, grâce à son financement aussi génial que simple et solidaire, l’AVS, l’assurance sociale la plus importante de Suisse, reste solide. Des attaques continuent à être délibérément dirigées contre ce modèle à succès. L’heure est désormais venue pour un contre-projet qui tienne compte des besoins de larges milieux de la population. Avec ses syndicats, d’autres organisations de salarié(e)s (dont celles du corps enseignant), le Parti socialiste et les Verts ainsi que des associations de retraité(e)s, l’USS demande un supplément de 10 % sur toutes les rentes de l’AVS. La rente AVS moyenne des personnes vivant seules augmenterait ainsi d’environ 200 francs, celle des couples d’environ 350 francs par mois.

Les femmes profiteraient beaucoup de cette hausse. Pour cause de maternité et en raison de l’éducation des enfants, leurs rentes du 2e pilier sont souvent modestes. Dans l’AVS par contre, les interruptions de l’activité professionnelle sont compensées au moyen de bonifications pour tâches éducatives, si bien que les rentes AVS des femmes qui ont des enfants sont aussi d’un bon niveau. Les femmes profiteraient donc plus que la moyenne de ce supplément versés sur ces rentes. L’amélioration de l’AVS serait également intéressante pour la jeune génération. Pour les personnes à bas ou moyens revenus, la hausse des rentes dont elles bénéficieraient grâce à l’initiative AVSplus serait bien plus avantageuse que si elle devait avoir lieu à travers le 2e pilier. En effet, l’épargne privée destinée à la retraite coûte beaucoup plus cher parce que les banques et les assurances se servent au passage.

Ce qui a une certaine valeur a aussi un certain prix : l’amélioration des rentes de l’AVS devrait coûter 3,6 milliards de francs. Si la Suisse introduisait un impôt fédéral sur les successions, 2 milliards seraient déjà financés de la sorte. Et si l’impôt sur le tabac profitait directement à l’AVS au lieu d’aller dans la caisse de la Confédération, ce seraient 2,2 milliards de francs supplémentaires qui reviendraient d’un seul coup à l’AVS.

Paul Rechsteiner (079 277 61 31), président de l’USS, et Doris Bianchi (076 564 67 67), secrétaire dirigeante de l’USS, responsable des assurances sociales, se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.